Conférence 26 août à 18 heures : Fiat lux (et facta est lux) !

Vendredi 26 août – 18 heures – Salle des congrès – Mairie de Saint-Antonin-Noble-Val

Conférence dans le cadre du cycle d’été 2022 organisé par la Savsa

Fiat lux (et facta est lux) !

Le maire Paul Capin aurait pu ainsi s’exclamer selon la formule biblique de la Genèse : « que la lumière soit et la lumière fut ».

Cette histoire de lumière est bien plus compliquée qu’il n’y paraît et la recherche menée dans les archives municipales de Saint-Antonin, de Féneyrols, complétée par d’autres sources*.

Carte du réseau en 1925 : il dessert outre Saint-Antonin, Féneyrols et Caylus. Les hameaux et les écarts ne sont pas encore desservis. Ce sera l’affaire des 30 ans suivants. À noter sur la carte le projet d’une centrale électrique thermique du côté du moulin du Gravier (mais sans précision certaine).

On part de l’éclairage avec les réverbères à corde, déjà présenté par la SAVSA (Georges Cosnier) pour s’arrêter dans les années cinquante où le conseil municipal se plaint de la mauvaise qualité de l’éclairage et dit qu’il faudra passer à autre chose.

De 1898 à maintenant, la lumière a été désirée, installée mais que de débats, que de conflits !

Savez-vous que Saint-Antonin a failli avoir une usine à gaz pour être éclairée comme à Paris : au gaz de ville ? Plusieurs propositions ont été faites vers 1890 par des compagnies qui démarchaient la municipalité.

Savez-vous qu’une usine hydroélectrique a failli être installée au Saut-du-Loup, près de Viel-Four, promise par tous les candidats à la concession de l’éclairage ? Finalement, ce sera le moulin des Ondes, à défaut d’une centrale électrique.

Féneyrols devait avoir 12 lampes de 16 bougies (soit à peu près 55 watts) et Saint-Antonin 50 !

Détail du papier à lettres de M. Dumas, concessionnaire de l’électricité

La concession, après plusieurs refus d’autres propositions, fut attribuée en 1906 à Gabriel Dumas, entrepreneur à Limoges qui s’installa dans le moulin de Fontalès pour ajouter au moulin des Ondes une production de « secours » avec machine à vapeur puis moteur au gaz pauvre pour fournir du courant quand il y avait basses eaux ou crues dans l’Aveyron.

Le nombre des abonnés était en 1910 de 96 (344 lampes) plus 3 pour la force motrice soit 24 HP (horse power ou cheval-vapeur).

En 1931, il y avait 348 abonnés…

Cette conférence n’a rien de technique : sortie des archives municipales, elle nous raconte une évolution lumineuse (quoique pas toujours, les pannes étant fréquentes) vers la modernité.

Dominique Perchet mène depuis 30 ans des recherches sur l’histoire industrielle, la révolution industrielle : métallurgie, évolution urbaine. À Saint-Antonin, est en préparation un ouvrage sur l’histoire de Rodolausse, industriels dans le machinisme agricole. Le thème de l’éclairage et de l’arrivée de l’électricité est au carrefour de ces recherches sur l’évolution de la ville et du rôle de l’eau dans le développement de Saint-Antonin (autre thème de préoccupation : les moulins et les chaussées toujours menacées).

  • Merci à Paul Lamothe (résidant à Fontalès) pour ses archives familiales et son “éclairage très compétent”.

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