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Assemblée générale de la Savsa : rapport moral du président

Rapport moral présenté par le président Thierry Le Roy le 6 août 2021

SAVSA – Assemblée générale du 6 août 2021 – Rapport moral

1. Je voudrais, cette année, commencer mon rapport moral par le constat d’un paradoxe : malgré la récurrence du Covid – et peut-être parce que nous ressentions tous le besoin d’en sortir -, l’année 2020-21 apparaît comme une année plus activiste que les précédentes.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous avons voulu présenter nos principaux rapports d’activité avant ce rapport moral, et laisser un temps d’échange après la présentation de chacun d’eux.

Pas de rapport, cependant, sur notre défense activiste du patrimoine. Parce que le sujet de l’année dernière, l’aménagement attendu de la place des Moines, a trouvé un épilogue provisoire en janvier, et que nous en avons déjà beaucoup parlé (voir même l’édito du bulletin 2021). Mais nous continuons de défendre le patrimoine lorsque nous soutenons l’association des amis de l’orgue pour sa restauration (conférence et expo à venir, en septembre), ou lorsque nous avons mis en place une nouvelle activité périscolaire d’initiation des enfants à la découverte du patrimoine de Saint-Antonin, depuis la rentrée 2020 (rapport de Thérèse Jajoux).

Plus visible aujourd’hui, le nouveau départ du salon d’art contemporain, le 44è, dont vous a parlé le nouveau commissaire Sylvain Boujon. Un nouveau cycle, un nouveau style, un avenir qui paraît assuré (et qui ne l’était pas).

Nicole Scotto vous a parlé de l’essor des « Urban Sketchers » cette année. La pluie ne l’a pas arrêté. Nous faisons même école dans les communes voisines : Caylus cette année (qui nous subventionne pour cela!), Laguépie peut-être l’année prochaine. Les dessins que nous récoltons sont souvent étonnants, et nourriront, j’en suis sûr, l’iconographie de notre territoire.

Gino Pessotto vous a parlé des sentiers, atelier où il a pris la suite de Jean-Louis Lagarde avec son tempérament « révolutionnaire » : un nouveau guide élaboré et mis en vente pour la saison 2021 (la plus grosse dépense de l’exercice 2021) ; et, moins visible, un travail de formalisation et normalisation de nos relations avec la commune comme avec la fédération départementale compétente.

Mais nous restons « société savante », et Marie-Dominique Heusse vous a présenté la « bibliothèque numérique » qui l’occupe depuis le début de l’année, pour rendre plus accessibles et diffusées nos publications, saisir une documentation et une bibliographie systématique sur Saint-Antonin et sa région. Modernisation qui nous effraie un peu mais qui va nous ouvrir sur de nouveaux publics et de nouveaux partenaires.

Pendant ce temps, recherches et publications continuent. Dominique Perchet vous a dit un mot de ses propres recherches, qui ne sont pas seulement destinées au blog du site. Nos publications, j’en parlais l’an dernier ; nous recevons maintenant des propositions, comme cette bio d’un ancêtre de Colette Aliès, un Saint-antoninois à la fois orfèvre et colonel d’empire (un projet qui devra être sans frais pour nous, par appel à souscription et compte d’auteur?).

Et puis, l’activisme que vous avez peut-être le plus remarqué, c’est dans notre communication : la newsletter que pilote Anne Rawnsley, la page Facebook que publie Marie-Dominique Heusse. Pour les adhérents, mais plus largement les habitants autant que les visiteurs.

Il faudrait encore parler de la modernisation de notre gestion interne, grâce à un abonnement à AssoConnect qui va améliorer la circulation de l’information avec vous (sous condition d’adresse mail!), et permettre de cotiser en ligne, voire de vendre ainsi nos publications.

2. Je voudrais m’arrêter un instant sur les conditions et les conséquences de cet activisme pour notre association.

D’abord, pas d’activisme sans acteurs. Il faut voir ce que notre association doit aux membres, nouveaux, récents ou à venir, de notre conseil d’administration : Anne Rawnsley (secrétaire du CA) pour la communication et la gestion ; Gino Pessotto pour les sentiers mais aussi pour ses initiatives sur la connaissance du patrimoine ; Marie-Dominique Heusse qui a pris en main le projet de bibliothèque numérique ; Thérèse Jajoux qui anime notre activité dans le périscolaire ; Sylvain Boujon pour le salon.

Cela signifie le renouvellement des instances : au bureau, Gino Pessotto va devenir trésorier, en remplacement de Paule-Régine Todesco ; après Philppe Legru, remplacé comme secrétaire par Anne Rawnsley, c’est Pierre Prieur qui souhaite se retirer du CA. A ces partants, nous devons rendre hommage. Il faudra applaudir Paule-Régine après sa présentation des comptes (pour la 6è fois : une tâche discrète mais très lourde). Quant à Pierre Prieur, qui continuera à faire visiter la maison romane, je veux lire le texte qu’il m’a envoyé pour notre AG, empêché qu’il est par des raisons de santé :

« Chers sociétaires et Amis du Vieux Saint Antonin,

Merci de nous avoir aidé, soutenu et encouragé depuis si longtemps. Mon état de santé ne me permet pas d’être parmi  vous et je le regrette . Les années en tant qu’actif de notre association ont passé bien vite depuis 2007, mon entrée au CA . C’est avec nostalgie que je pense à tous ceux qui nous ont aidés, portés, soutenus en particulier les Professeurs Amalric et Bosinski qui avaient oeuvré à notre projet muséal. Merci à tous, tous mes voeux pour l’avenir de notre association qui subi la métamorphose inéluctable du passage de l’écrit aux nouvelles technologies. » 

Ensuite, l’activisme d’une asso n’est pas sans conséquences financières.

Quand une association prend des initiatives, les dépenses précèdent les recettes. Cela ne se voit pas encore dans nos comptes 2020, mais cela se verra dans ceux de 2021. Le salon, seule dépenses subventionnée, s’équilibrera avec les mêmes subventions que les années antérieures. La journée « Urban Sketchers » nous coûtera à nouveau quelque 800 euros, sans recettes en face (car, à la différence de la commune de Caylus, celle de saint-Antonin n’a pas donné suite à notre demande de subvention complémentaire).

Mais il faut surtout regarder nos dépenses d’avenir : la commande de 2000 nouveaux guides des sentiers (investissement de 9000 euros, qu’on amortira sur 4/5 ans pourvu qu’on vende 400 à 500 exemplaires par an – à ce jour, 250 en 2021) ; la numérisation entreprise pour la bibliothèque numérique (2000 euros environ à ce jour) ; la mise en place d’un outil de gestion qui nous manquait avec AssoConnect (350 euros par an).

Deux commentaires :

Notre association a constitué, avec le temps et les cotisations non dépensées, un « matelas » de 30 000 à 35 000 euros (en partie placé). C’est ce qui nous permet ces investissements. Mais il faut être vigilant, veiller en particulier sur leur amortissement (vendre les guides, etc.).

Second commentaire : l’épargne dormante ne peut être un objectif. Elle nous vaut d’ailleurs une image d’aisance qui est un argument contre nos demandes de subvention. Aisance au demeurant surestimée, si, on veut bien regarder au bilan la valeur attribuée à des stocks de vieilles publications peu vendues. La véritable richesse, c’est celle que nous créons. C’est pourquoi je regarde comme prometteurs nos investissements et notre activisme.

Enfin, notre activisme met en jeu nos relations avec la municipalité de Saint-Antonin.

Nous ne sommes plus, depuis longtemps, l’opérateur unique ou privilégié de la commune dans le champ de la culture et du tourisme. Les associations culturelles à Saint-Antonin sont des dizaines, et nous sommes seulement la plus ancienne et la plus grosse par les effectifs d’adhérents (aussi, une association qui fait le lien avec une importante diaspora).

Cela nous fait plus indépendants, peut-être plus à l’aise pour jouer le rôle de « poil-à-gratter » que tient normalement une association de défense du patrimoine ou de l’environnement. Mais voilà, cela aussi prend la municipalité au dépourvu, qui nous le fait sentir, à propos de la place des Moines, ou des difficultés que nous avons eues à conserver une place au marché pour notre stand (je remercie la brochette d’anciens présidents qui est venue avec moi faire le siège du maire…).

Il faut, selon moi, qu’avec la municipalité, nous prenions nos marques, peu à peu, et qu’ainsi nos relations s’apaisent après la première année du nouveau mandat.

3. Je terminerai ce rapport moral en désignant quelques questions (4) pour notre avenir, que j’espère enrichies par vos interventions et par notre débat maintenant.

L’ouverture sur l’Occitanie, langue et culture. Nous avons déjà une histoire (André Vignoles…), des articles, des conférences (en 2020, en é021). Nos compétences s’estompent, mais nous vons trouvé des contacts (Patrice Labat, Emmanuel Isopet,…) et des partenaires possibles (l’université occitane de Laguépie, intéressée). Sujet jamais évoqué en AG.

Ensuite, un sujet de frustration pour une association comme la nôtre : le musée. Non comme institution ou comme bâtiment, mais comme base du travail de connaissance du territoire, de son histoire et de son patrimoine. Nous avons beaucoup parlé, et écrit. Sans retour, ni de la DRAC, ni du Pays, ni surtout de la municipalité (sans laquelle la DRAC ne bougera pas). Le musée est fermé, alors même que des occasions d’enrichir les collections se présentent (dans la dernière période : des toiles de Fauconnier, ce peintre de Saint-Antonin au XXè siècle ; des objets ethnographiques, de valeur, dont on nous propose la donation) : faut-il laisser passe ces offres ? Des questions se posent, pour l’archéologie, pas seulement les fouilles récurrentes de la place des Moines, aussi le travail avec les archéologues, la question d’un CCE (« Centre de Conservation et d’Etude ») qui n’est même pas posée (nous avons du, devant le silence de la DRAC et de la commune, reporter la table ronde que nous avions proposée en juillet).

Nous ne voyons pas la politique de la municipalité, peu transparente.

Dans un autre registre, il me semble que les questions posées par Marie-Dominique Heusse et le projet de bibliothèque numérique méritent un peu de débat. Quel périmètre donner à notre projet de numérisation ? (nos seules publications ? Les publications relatives à saint-Antonin et sa région qui sont dans le domaine public ? Au delà, une bibliographie?). Comment, ensuite, toucher notre public élargi, organiser l’accès par Internet ? Et, pour avancer, avec quels partenaires experts travailler, consulter ? (sans parler encore d’un « conseil scientifique »).

Enfin, des questions de méthode pour tous les chantiers que nous ouvrons ou voulons ouvrir : saurons-nous travailler avec des partenaires, comme nous le pressentons à travers l’expérience des journées Urban Sketchers qui intéressent d’autres communes comme Caylus et Laguépie ? Saurons-nous solliciter davantage les adhérents, ceux qui portent des projets (je pense à Réginald Sorbara et ses vitraux, ou aux propositions de sujets d’expos), ou tous ceux qui réagissent si bien lorsque nous essayons d’organiser des permanences – et peut-être demain dans notre local au pied de la maison romane.

TLR

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SAVSA, AG 6 août 2021, Rapport moral

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