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Thourieys et quelques autres cavernes (Ch. Domont). Bulletin 1959

Thourievs et quelques autres cavernes par Ch. Domont. 

Bulletin 1959

“Jamais campagne spéléologique ne débuta chez nous d’aussi bonne heure. Le nouvel an n’avait que cinq jours lorsquel’igue des Arandiés, en forêt de Garrigue, reçut notre visite. Cette piemière équipe était formée de quatre membres des A. j. de Montauban et du signataire de ces lignes. L’igue des Arandiés, qui est la plus profonde de la région (nous lui donnons 72 m .), avait déjà été explorée par le groupe spéléologique d’Albi, mais il restait un boyau terminal à désobstruer. Ce qui fut fait, sans autre résultat qu’un prolongement de quelques mètres, Cette descente fut un excellent entraînement. Au début, cheminée très étroite de 8 m., descente à la corde de 5 m., une longue galerie déclive où la corde est nécessaire, quelques étroitures, et deux puits successifs, l’un de 25 m., sur une. coulée stalagmitique, le deuxième de16 m. dans le vide. Un passage remontant glissant et difficile où il fallut pilonner donne accès à un nouveau couloir déclive et à un interminable boyau rampant. On débouche soudain dans une géode tapissée de cristallisations excentriques et d’ici que part le boyau dont la désobstruction s’avéra décevante. L’ensemble forme une cavité assurément intéressante, mais elle est terriblement loin de toutes voies de communication, isolée et perdue dans son recoin de bois sauvages, tellement perdue que la valeureuse équipe, émergeant dans le triste crépuscule hivernal, s’égara à son tour en recherchant les voitures, laissées à quelque 500 m. de là ! Il pleuvait, il commençait à faire nuit, et une des caractéristiques principales de la Garrigue est de manquer de grands arbres et de points de repère. Pas d étoiles,. La boussole était bien dans un sac, mais comme toujours en pareil cas, au fond du plus profond sac. Elle y resta, car le sens infaillible de l’orientation de tout spéléologue devait nous conduire, il nous conduisait vers Penne-du-Tarn alors qu’il fallait aller à l’opposé, à une sensible variation de quelque 30° dans le N–N.-0. en tenant compte de quelques déviations autour de fourrés ou de “garrouilles” impraticables. Là, les deux voitures attendaient, dans une clairière parfaitement reconnaissable par temps clair et sec. Nous les retrouvâmes pourtant, mais nos camarades se souviendront d’un dur portage d’échelles et d’une bien longue attente,,.,

Le printemps était venu lorsque ce fut le tour de l’Aouto et de Pouzergues, Les deux font la paire, non parce que ces deux igues sont d’intérêt comparable, mais parce qu’elles se font presque vis-à-vis, dans l’un et l’autre versant de la combe de l’Aouto, qui descend perpendiculairement sur la combe des Albis, ou de la Magdeleine.

L’Aouto ne nous a rien révélé de nouveau (…) 

Article publié en 1959 dans le bulletin de la Société des Amis


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Domont_Thourieys_spéléo_1959

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