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SAVSA – AG du 11 août 2018 – Rapport moral 2017 du président Thierry Le Roy

SAVSA – AG du 11 août 2018 – Rapport moral du président

 

 

            Troisième rapport moral : pour votre président et votre bureau, ce pourrait être le bilan du mandat, qui est de trois ans.

            Je ne me sens pourtant pas tout à fait dans cette situation, ne serait-ce que parce que j’ai échoué sur un point dont j’avais fait un critère de réussite voici trois ans : être en mesure de proposer, en fin de mandat, une équipe pour assurer la relève dans l’animation et la présidence de l’association. C’est une préoccupation que je voudrais vous faire partager. J’y reviendrai.

 

 

I. Pour parler de l’année écoulée, je voudrais surtout donner à voir la diversité de nos activités.

Notre association fonctionne un peu comme une fédération d’activités, expression que j’employais en 2017 ; on pourrait aussi dire hébergeuse ou pépinière, et je me dis parfois que nous pourrions rendre à des activités ou associations naissantes des services comparables à ceux que les fondations « abritantes » apportent aux fondations abritées (par exemple, pour soutenir la cause de la restauration de l’orgue de Saint-Antonin ?).

Chacune de nos activités peut paraître très autonome, mais il faut aussi voir les liens qui peuvent se créer entre elles, par exemple lors de la préparation du Salon. Et beaucoup d’adhérents sont multicartes, présents à la fois dans le groupe des sentiers et dans l’atelier de reliure, ou dans le cercle d’occitan et le cercle des jardiniers.

Je n’ai pas besoin de souligner la force de notre continuité, que vous sentirez en écoutant les rapports d’activité des sentiers, des randonnées, du cours d’occitan, de la reliure, du salon annuel, du bulletin ou des conférences qui l’alimentent. Et l’activité de notre site, ceux qui l’alimentent et ceux qui le consultent (141v ajouts en 2017 ; 2813 visiteurs uniques, qui ont vu 28 000 pages).

Signalons seulement ici les principaux points de novation ou de renouvellement :

– Le salon, qui connaît, avec Mathilde Amilhat, sa troisième ou quatrième génération d’organisateurs. Mathilde a su imprimer sa marque, que résume le nouvel intitulé « Cheminements d’artistes », trouver les artistes qui assurent le rayonnement du salon, et conquérir le soutien de bien des commerçants du village. J’ai ressenti, le jour de l’inauguration, une certaine fierté pour elle.

– Dans un genre voisin, je dois rappeler l’exposition Galup-Trutat de l’automne dernier, bien que Gérard Grosborne n’ait encore pu se joindre à nous aujourd’hui. Nous avons pu mesurer le succès public de cette exposition par les recettes tirées de la vente du catalogue (plus de 300 exemplaires. Nous pensons à un retirage), et des photos exposées, qui en a fait un projet entièrement autofinancé.

– Un mot sur le programme des conférences de l’été, marqué cette année par une incursion dans l’histoire contemporaine avec la table ronde du 22 juin sur les migrations (introduite par une vidéo de témoignages collectés autour de nous), et par notre volonté de ne pas nous enfermer dans le territoire de la seule commune de Saint-Antonin, et de trouver à l’extérieur des partenaires : la maison des mémoires de Septfonds et l’AVQR sur l’histoire des migrations ; l’équipe de l’Inventaire du Pays Midi-Quercy pour la conférence sur l’architecture rurale du causse ; les Amis du vieux Caussade pour parler, lors de la prochaine fête du saint Antonin, de la Révolution française à Caussade et à Saint-Antonin.

– J’en viens au groupe des Sentiers, qui est un peu, à mes yeux, le cœur battant de notre association. Plus de 20 bénévoles, à 8 heures tous les mardis de l’année ou presque. La nouveauté, là, à la fois des recommandations des services du Département, et de l’intervention nouvelle de la communauté de communes QRGA dans le domaine du tourisme, qui lui a fait concevoir d’autres circuits de sentiers, à l’échelle intercommunale, d’autres signalétiques, et vendre par l’Office du tourisme, désormais intercommunal, d’autres guides de sentiers. C’est un sujet qui a besoin de la bonne volonté de tous. Pour notre part, nous pensons à la réédition de notre guide, améliorée (illustrations, numérique, circuits thématiques,…), à laquelle va s’atteler un groupe de travail avec JL Lagarde.

 – Enfin, a commencé de prendre forme un projet d’activité annoncé l’an dernier, autour du petit patrimoine rural, de sa connaissance et de sa sauvegarde. Vous en trouverez la trace dans le bulletin et les conférences de 2018, mais surtout, pour les 20 à 30 volontaires qui y ont participé, deux fois au cours de l’année écoulée (à Tabarly et à Sainte Sabine) sous la direction de Gino Pessotto, dans un atelier de restauration de murets de pierres sèches associé à la découverte d’un hameau (prochains ateliers : au Bosc le samedi 8 septembre ; à Thoumet en octobre).

 

II. Un mot, maintenant, sur nos projets.

Nous avons tout le temps des projets. Souvent des projets qui viennent à nous, comme ce projet de « guidebook », guide en anglais pour la visite du vieux Saint-Antonin que Nick Coulson, un adhérent, avait rédigé avant de proposer que nous en assurions (en 2019) l’édition et la diffusion.

Des trois projets que j’avais évoqués l’an dernier dans ma conclusion, un seul n’a pas vu le jour, faute qu’ait pu se constituer une équipe pour le mener à bien : le projet d’université d’été que Peter Dombrowski nous avait soumis. L’atelier du « petit patrimoine rural », je viens d’en parler, a vu le jour. Et l’organisation de visites régulières de la maison romane a dû s’adapter à l’évolution du projet de musée.

A propos de ce musée, vous savez que, ces dernières années, nous avions confié la gestion de nos collections à la commune, et que celle-ci s’en était remise au Pays Midi Quercy de l’élaboration du « projet scientifique et culturel » nécessaire à tout « musée de France », avec l’idée de situer l’avenir de ce musée dans le cadre plus large d’un « pays d’art et d’histoire ».

Rien de ces ambitions n’est aujourd’hui abandonné, même si on observe des ralentissements : du côté de la commune, qui attend le prochain mandat municipal pour investir dans un lieu dédié ; du côté des études préparatoires (PSC, PAH), qui ne sont pas finalisées ; du côté des collections, qui devaient être mises en réserve et restaurées.

Nous ne voulons pas que le musée, auquel notre association est, historiquement, si liée, devienne l’arlésienne de Saint-Antonin.

Nous essayons d’agir en conséquence, en anticipant :

– Anticipation du lieu : depuis longtemps, nous pensons et disons que la maison romane fait partie du musée, et que le monument historique mitoyen qu’est la « maison Muratet » pourrait idéalement fournir les espaces nécessaires à l’accueil des collections et des visiteurs du musée au centre de  Saint-Antonin. Nous suivons d’aussi près que possible l’évolution de la situation juridique, complexe, de cette maison, et des projets d’investissements publics dont elle pourrait faire l’objet – y compris, pour certains, dans l’urgence. Nous pensons jouer notre rôle en travaillant à faire connaître ce monument, par les conférences que nous avons consacré, en 2017, à son architecture et à ses fresques (G Muratet), et, en 2018, à son histoire (JL Laborie).

– Anticipation de la reprise des visites. Depuis de longues années, la maison romane n’était plus ouverte au public que pour les journées du patrimoine, fin septembre. Nous avons projeté de mobiliser nos ressources de bénévolat pour organiser, de nouveau, des visites régulières en été. Notre projet primitif, basé sur la mise en réserve annoncée des collections du musée qui aurait permis d’esquisser un centre d’interprétation mais qui est retardée, s’est donc adapté : nous assurons, dès cet été, conjointement avec l’office du tourisme qui enregistre les visiteurs (contingentés : pas plus, de 18 à la fois !) l’accueil de 5 visites en juillet et août.

– Anticipation de la documentation du musée. Notre association a édité, depuis 75 ans, plus de 200 articles consacrés, dans notre bulletin annuel, à l’histoire et à la préhistoire de Saint-Antonin et de sa région. Nous projetons d’en faire, après numérisation, une réédition sélective et ordonnée, dans une collection d’ouvrages introduits par des « sachants » d’aujourd’hui, afin de mettre cette documentation à la disposition du public et des chercheurs qui visiteront plus tard notre musée. Nous pensons aussi qu’ainsi le futur musée, dont l’objet et la programmation devraient s’étendre à tous les aspects du « habiter le territoire » (axe retenu au niveau du Pays), ne négligera pas la dimension historique qui est à l’origine du premier musée de Saint-Antonin. Bien entendu, l’équipe du Pays qui, travaille au projet de musée (J Ghiati, E Moureau, conservateur départemental) est associée à ce projet éditorial.

 

III. Nous sommes, enfin, une association de défense du patrimoine.

Je dois dire que cette mission comporte une part de ressassement.

– Dans le vieux Saint-Antonin, où se font de belles choses (comme la restauration du bâtiment qui abrite l’office du tourisme, rue de la Pélisserie), on n’en finit pas de parler de la place des Moines. 2017 a été l’année des fouilles préventives, conduites par l’INRAP (Bertrand Poissonnier, que nous avons invité, en janvier, à présenter ses conclusions). Le maire espère désormais pouvoir mener à bien l’aménagement de la place, sous les contraintes qui en résultent, mais aussi, espérons-nous, en n’occultant pas ce qu’on pourrait rendre visible des vestiges de l’ancienne abbaye.

Dans le vieux Saint-Antonin toujours, une perspective plus nouvelle, qu’annonçait un article de notre bulletin 2017 : la commune de Saint-Antonin a opté pour l’application du nouveau dispositif de protection issu d’une loi de 2016, les « sites patrimoniaux remarquables ». Après un temps d’étude, qui devrait durer une bonne année, devrait en sortir un régime de protection et de valorisation des bâtiments et des ilots les plus emblématiques de notre ville.

Nous serons partie prenante, naturellement, de ce qui sera entrepris pour l’orgue (Puget) de l’église de Saint-Antonin (propriété communale) et sa restauration.

– Sur le causse d’Anglars, c’est un serpent de mer plus ancien encore, mais qui justifie notre vigilance dans ce site protégé : un projet de panneaux photovoltaïques au lieu d’une ancienne déchetterie. Nous soutenons ce projet qui fera de Saint-Antonin une commune « à énergie positive », mais pensons que l’aspect du Causse à cet endroit méritera d’être protégé du regard par un écran végétal suffisant.

– Enfin, nous n’en avons pas fini avec la chaussée de Roumegous, entre la continuité écologique des rivières, qui fait agir certains services de l’Etat dans le sens d’un arasement ou d’une échancrure, et la sauvegarde du « miroir d’eau » formé par l’Aveyron devant Saint-Antonin, qui nous a mobilisé déjà en 2016 (plus de 120 personnes dans cette salle, en mars) et que défend l’ABF. Une étude est en préparation, sous la responsabilité de la CCQRGA, pour permettre aux communes membres propriétaires de chaussées sur l’Aveyron de décider, à l’automne, ce qu’elles feront. Nous n’avons pu avoir accès au cahier des charges de cette étude, ni à ceux des élus qui la pilotent, et nous sommes inquiets. J’ai écrit en mai au préfet du Tarn-et-Garonne pour lui faire part de cette inquiétude, qu’il m’a dit pouvoir entendre mais ne pouvoir suivre tout à fait. Je propose que nous restions vigilants. Nous organiserons, avant la fin de l’été, une réunion de travail avec tous ceux que le sujet préoccupe.

 

IV. J’aurai terminé lorsque je vous aurai dit un mot de notre vie interne.

Je pense à ceux qui nous ont quittés, Claudie Vergne, Roger Beaumont, André Vignoles. Je pense à ceux qui nous rejoignent (sans que nous fassions tous les efforts qu’il faudrait pour cela !). Je salue en particulier les candidatures à notre conseil d’administration de Mathilde Amilhat, de Gérard Narjoux (d’Espinas), d’Anne Rawnsley (de Verfeil), et souligne en même temps la dette que nous avons à Philippe Legru comme à Rémy Le Strat.

Les candidatures nouvelles sont réconfortantes, et intéressantes par les ouvertures  qu’elles nous aideront à faire en direction d’un public plus jeune, et du public anglophone. Mais elles illustrent, plus qu’elles n’épuisent, le besoin de renouvellement qui a inspiré l’appel aux adhérents volontaires, encarté dans votre bulletin 2018.

 

TLR

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