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Salon d’Art contemporain : “Cheminements d’artistes” : premières images, premières réactions

Le 13 juillet a eu lien le vernissage du Salon “cheminements d’artistes” désormais ouvert à tous.

Outre les commentaires des visiteurs qui, oralement, font part de leurs réactions, est arrivé cet écrit que nous vous proposons, mis en regard avec les propos de Mathilde Amilhat

Saint-Antonin vers le Rouergue et encaissé dans les gorges de l’Aveyron. Tout est prétexte à explorer nos contrées et passer quelques moments appréciables dans des hauts lieux de l’histoire qui parfois sont assez bas mais pas dans nos souvenirs tout frais. Or donc, une exposition «cheminement des artistes» voyait son inauguration avec un vernissage dès ce vendredi 13 sous les meilleures auspices dans un lieu passé de cultuel à officiel et pour l’occasion culturel. Ce n’était pas le « camino frances » mais de ces terres façonnées par la main de la nature il y avait fort à voir de partout et d’abord sur les cimaises. Il y a avait foule dans cette salle des congrès pour déguster des en cas très apéritifs mais pas expéditifs et on se pressait devant les buffets que pour y accéder il fallait se frayer un passage.

Il avait fallu en faire de même auparavant pour essayer d’accéder au sens des œuvres parfois abscons ou indéchiffrables non parce que protégé dans une sorte de citadelle mais aussi parce que l’art possède toujours une part d’impénétrable ; mais les artistes exposés étaient là pour dialoguer et donner chair et vie à leur travaux que nous découvrions patiemment au cours de nos déambulations.

Alors les voiles se levaient doucettement mais personne ne songeait encore à mettre les voiles, on était plutôt à la cape, certes pas d’invisibilité, et on gardait le cap dans ce qui n’avait rien des méandres de l ‘Aveyron mais si certains se faisaient des gorges plus chaudes c’était aussi que l’ambiance s’y prêtait plutôt  et d’ailleurs l’affluence en était un signe et c’est dans la confluence que les curiosités tumultueuses se mélangeaient en même temps que les techniques.

Intrigués face à ces œuvres intriquées dans une ronde des techniques et des styles, il fallait temps et recul pour détailler et mettre en perspective les éléments qui accrochaient le plus le regard. Mais le résultat en valait la peine et le constat était pleinement positif c’était un bon cru dont les notices individuelles, sortes de manifestes donnaient à imaginer volonté et chemin des artistes.

Itinéraire guidé donc mais totale liberté d’exploration sur la base de rations pas congrues d’explications pas toutes auto justificatrices sur ces cicatrices du temps dans la geste créatrice qui avait jeté sur les routes, tels des baladins, ceux qui se dédiaient à leur art dans un équilibre ténu au gré des plages qui s’offraient à eux.

Resitué dans un cadre estival cela ne manquait pas de sel, celui de l’esprit qui ne fait pas défaut à qui veut accomplir son grand œuvre en résonance avec sa vie et son expérience comme il se lance dans de nouvelles voies et de nombreux essais exploratoires qui sondent les abimes mais n’abiment pas les yeux.

Le langage performatif est parfois perforatif mais aussi mélioratif et au delà des mots convoqués ou des chamanes invoqués il y avait aussi le mystère de la création qui commençait par l’accrétion, oh certes sans amalgame d’œuvres si diverses à découvrir, chapeau bas, dans des techniques variées et avec des matières surprenantes mais aussi apprenantes. L’apprentissage comme l’aboutissement dans l’action, l’abstraction, l’ajout ou le retrait donnait tout simplement à penser le monde une nouvelle fois et comme à chaque tentative il y avait des postures et des aspects tentaculaires.

La sculpture n’était pas la plus à l’honneur mais elle prend parfois de la place et ne se contente pas d’un piédestal pas si loin des anciennes stalles mais on sentait bien enthousiasmante dans les bruissements qui passaient. Pas de courant d’air mais une fraîcheur troublante et quelques vibrations subtiles qui renforçaient l’adhésion à l’intention qui est force et démonstration.

Au final dans cette reconquête abondaient les commentaires sans fin et des esquisses de remarques qui justifiaient pleinement les applaudissements nourris (avant l’heure de réjouissances de bouche) de l’assistance après trois discours aussi courts que point trop convenus. La visite pouvait battre son plein comme un rappel de troupe descendant les falaises mais tout ceci n’avait rien d’un cirque car l’art est certes capricieux et suit des voies plus ou moins balisées,  mais sans phares comment distinguer l’horizon ? Et voilà un premier jet que tu peux transmettre, Lionel, aux organisateurs. Je paie mon tribut à la tribu des créateurs qui le méritent bien, succession d’attributs…et d’épithètes.

Cheminements d’Artistes est une exposition annuelle qui a lieu pour la 41ème année consécutive du 13 juillet au 18 août 2018 dans les locaux de mairie de Saint Antonin Noble Val, un ancien couvent du XVIIIème siècle entièrement rénové en 2015. Mathilde Amilhat qui est la commissaire- responsable-organisatrice de cette exposition explique :  Chaque être humain est, par essence, créatif. Il n’y a aucune recherche de solution et conséquemment de prise de décision, aucune adaptation qui ne soit possible sans créativité. La créativité de chacun est unique et donc par essence riche pour le groupe. Ce qui différencie un artiste de l’être humain créatif, c’est le choix de la posture d’artiste et la détermination à créer dans le cadre de l’art, donc forcément hors-cadre. Cheminements d’Artistes souhaite mettre en avant le mystère de cette posture, l’élan qui détermine la mise en mouvement créative. Et peut-être, dévoiler un peu de cette intimité de l’artiste dans son atelier, confronté à son travail de tous les jours ; ce qui est de l’ordre du quotidien de l’artiste qui semble trop sacralisé pour la plupart des gens. Il ne s’agit donc pas de montrer un art inaccessible et élitiste… Il ne s’agit pas, à l’extrême opposé, d’être prosaïque. Il s’agit de transmettre avec générosité…”

En gardant toujours cet objectif en tête, Cheminements d’Artistes présentera 16 artistes, dont 11 artistes régionaux : Delphine Alliens – Amand – CarpeDiem – Céline Chicote – Sandrine Despierres – Patrick Diaz – Tania Fuenzalida – Catherine Gaïo – Nicole Guidi – Dorine Knecht – L de Papier Lionel Lescouzères – Elisabeth Lombard – Mr Post – Hélène Pons – Eric Vulliez

Accueil du public tous les jours de 10h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h30.

Pour voir le site dédié à cette manifestation, cliquez ici : www.cheminementsartistes.com

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