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Réunion publique organisée par la mairie pour l’aménagement de la place des moines : Compte-Rendu de la SAVSA

Réunion publique organisée par la mairie pour l’aménagement de la place des moines :

Compte-Rendu de la SAVSA

1. Une fois n’est pas coutume: la municipalité propose un débat public sur un de ses projets. Pas question de bouder ce débat. La SAVSA lui ouvre son site Internet.
2. Comment ce débat , pour l’ouvrir, la municipalité a fait travailler son architecte-conseil, Franck BOYER, sur de multiples scénarios d’aménagement, dont celui-ci
a fait une présentation visuelle et virtuelle, très élégante et parlante, lors d’une réunion publique en mairie le 27 juin.
Nous proposons d’élargir ce débat au-delà des 20/30 personnes qui s’étaient inscrites pour cette réunion.
Pour cela, nous allons donner ci-après une trace écrite à la présentation des scénarios faite le 27 juin, et la poster sur notre site Internet.
Puis, nous allons inviter tous nos adhérents – et au-delà – à réagir par Internet, pour alimenter la réflexion et les idées.
3. Sur le fond du débat, la démarche engagée repose sur deux hypothèses plus pou moins implicites:
– La contrainte de la circulation routière vers le pont, en bordure de la place, ne changera pas. On a pu évoquer, dans le passé, des idées de modification des trajets
de transit des poids lourds, voire un second pont routier en aval: aujourd’hui, à tort ou à raison, cette question n’est plus posée; il faut faire avec. cela ne doit pas
vouloir dire, selon nous, que les suggestions audacieuses sont taboues, comme cette idée, entendue hors réunion, d’une passerelle piéton sur l’Aveyron pour inciter
les automobilistes à se garer davantage sur la rive gauche…
– La question de l’aménagement de la rivière, du barrage de Roumegous et du « niveau d’eau » devant la place, que la SAVSA a abordée dans une réunion publique cet
hiver. L’hypothèse de travail – et nous y souscrivons – est qu’on peut aménager la place sans tenir compte de cette question, car en tout état de cause le niveau d’eau
ne devrait pas (ou guère) varier.
4. Dans ce cadre, les scénarios étudiés par l’agence de Franck BOYER pour la mairie sont concentrés sur la place telle qu’elle est délimitée, au sud par la balustrade,
et, sur les trois autres côtés, par le bâti existant.
Les principales variantes étudiées (selon les notes que nous avons prises en séance) :
– Suppression de la balustrade sud, et remplacement par une barrière métallique plus légère et transparente ;
– Suppression de la balustrade nord, et réaménagement des fonctions parking des deux côtés de la rue (avec des hypothèses de parking en épi, permettant une légère
augmentation du nombre de places devant la poste et près de la pharmacie) ;
– Maintien et restauration de l’escalier monumental (mais la possibilité de sa suppression n’a pas été totalement exclue). Possibilité d’un pallier abaissé de la place
en haut de l’escalier (3 marches environ), permettant d’améliorer la visibilité de la rivière depuis la rue, et de constituer un lieu pour s’asseoir et contempler la rivière
pour les promeneurs ;
– Peu d’aménagements proposés pour l’accès au bord de l’eau. Hypothèse d’une suppression du parapet au bord de l’eau, si on voulait faire un effet « plage ». Hypothèse
d’un accès au bord de l’eau par la rampe qui longe le restaurant « Carré des gourmets » (accès pompier, par ailleurs) ;
– Aménagement végétal de la place : option pour des arbres du mail ne dépassant pas la hauteur des immeubles bordant la place; mail (double rangée d’arbres) placé
côté sud ou nord de la place ; hypothèse d’une pergola parallèle à la rivière côté sud… ;
– Question de la symétrie. La conservation de l’escalier monumental central pousse à conserver un principe d’aménagement plutôt symétrique. Mais des options
différentes pourraient résulter d’éventuelles fouilles archéologiques (au droit du chevet de l’ancienne église du monastère, devant la salle des Thermes),
ou de l’aménagement d’un kiosque-buvette ;
– Animation de la place: pari sur un retour possible de terrasses de café (au moins, un kiosque). Hypothèse du retour de terrains de boule. Une préoccupation :
le spectacle et la fête du feu d’artifice du 14 juillet. Projet de remplacement de la fontaine (mais où la mettre ? La remettre au pied de l’escalier monumental
l’exposerait à nouveau au risque des crues) ;
– Enjeu archéologique, mentionné cursivement: fouilles préventives là où on fera des travaux; possibilité de fouilles programmées subventionnées par la DRAC.
5. Quelques unes des suggestions privilégiées par le public présent lors de la réunion du 27 juin:
– La suppression des balustrades semble plébiscitée (mais ce souvenir du thermalisme n’a pu être défendu par Dominique PERCHET, absent);
– Le maintien et la restauration de l’escalier monumental semble également plébiscités;
– L’idée d’un kiosque-buvette semble faire recette.
6. Quelques commentaires SAVSA:
– La réflexion présentée par le cabinet d’architecte fait plus de place à l’esthétique du lieu qu’à des fonctionnalités: qui y vient ? qui pourrait y venir ? Pour quoi faire ?
Quelles chances de pouvoir y faire revivre une terrasse de café ? Quel développement de la fréquentation du bord de l’eau ? Plus généralement, quels usages hier,
quels usages demain, pour les touristes, pour les habitants, en relation avec la vie du reste du village, du centre-bourg ?
– Dans le même sens, manquait le point de vue des riverains (poste, pharmacie, cinéma, salle des Thermes,…). Le cabinet d’architecte dit les avoir consultés avant,
mais le débat public suppose justement une mise en présence des différents points de vue…
– Enjeux patrimoniaux. Si on laisse de côté la question du « miroir d’eau » (cf; supra), il faut mettre en débat la question, chère à D. Perchet, de la mémoire du
thermalisme (un peu vite écartée, dans la présentation du 27 juin, au nom de l’idée que le projet thermal n’a jamais eu le temps d’aller jusqu’à son terme, à Saint-Antonin).
Et, pour la SAVSA, l’enjeu archéologique doit être abordé clairement: d’un côté, on est en présence d’un sous-sol exceptionnel (par son emplacement et son histoire,
par son ampleur: on ne trouvera pas souvent l’occasion, à Saint-Antonin, d’explorer une telle parcelle de notre sous-sol si riche); d’un autre côté, qui va pouvoir financer
des fouilles programmées ? Question à rapprocher de notre projet de musée.
Nous mettrons vos messages sur notre autre site http://www.amisduvieuxstantonin.org/
Donnez votre opinion sur notre messagerie : savsanv@gmail.com
Consultez-le régulièrement pour suivre l’évolution du débat.
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