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Réaction de Gérard Cassan sur l’avenir des chaussées au 20 mai 2016

Monsieur le Président,

 

Pour faire suite à la réunion d’information sur l’Aménagement de la place des Moines et de l’Aveyron, organisée par la Société des Amis du Vieux Saint Antonin le 17 mars, et conformément au vœu qui avait été exprimé par l’un des participants (dont je n’ai pas retenu le nom), propriétaire d’un moulin sur la Seye, je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint les extraits de trois documents traitant des impacts hydromorphologiques et écologiques liés à la présence de seuils sur les cours d’eau.

Il me paraît souhaitable pour l’objectivité du débat que ces documents, extraits nécessairement  trop tronqués  d’une abondante littérature sur le sujet, soient portés à la connaissance de toutes les parties prenantes qui pourront ainsi se référer à l’intégralité de leur contenu.

Qu’il me soit permis d’y ajouter quelques éléments de réflexion  visant simplement à tempérer le manichéisme peu nuancé qui s’est exprimé au cours de la réunion plus haut citée :

–         Toutes les directives et bases règlementaires relatives à la restauration de la continuité écologique des cours d’eau soulignent la nécessité de procéder avec raison et après examen de toutes les contraintes du contexte économique, social, physique, physico-chimique et biologique,

–         Entre le ‘’dérasement’’ (effacement total) et le statu-quo, il existe toute une gamme de solutions : arasement (effacement total), brèche…

Il n’est donc pas exact de dire que la solution systématiquement privilégiée par les pouvoirs publics serait l’arasement, comme voudrait le suggérer     l’argument selon lequel une incitation financière maximale est accordée dans ce cas de figure : celle-ci n’est que le résultat mathématique du coût des travaux consentis par le maître d’ouvrage. Il serait en effet incompréhensible et contraire au principe d’égalité devant les charges publiques que les travaux les plus lourds soient pénalisés par un reste à charge plus important,

–         Nul ne s’illusionne sur une hypothétique remontée des saumons : ils ne sont plus évoqués ici que comme référence emblématique à toutes les espèces et populations de poissons migrateurs  (anguille, lamproie, alose…encore présents dans nos eaux) ou non (chabot, toxostome ou sophie) dont la variété, mais, hélas, souvent la confidentialité, est un indicateur parmi quantité d’autres de la qualité de l’eau,

–         L’aspect historique et patrimonial du sujet ayant été évoqué, il est assez paradoxal que celui-ci soit illustré par une gravure (Saint Antonin prêchant dans la vallée de Noble Val) présentant le site à une époque – supposée idyllique -, où, précisément, l’Aveyron exempt d’ouvrages offrait à chacun un libre accès aux berges et une large et agréable appropriation de celles-ci, chose aujourd’hui interdite par le double barrage que constituent la balustrade de la Place des Moines et le quai d’alignement des berges.

Si l’on peut légitimement s’extasier sur un ‘’miroir d’eau’’ reflet, entre autres, d’une époque aujourd’hui révolue de jeux et sports motonautiques, il n’est pas interdit non plus de s’interroger sur ce que pourrait être dans la traversée du village, par l’effet d’un effacement partiel, un cours d’eau ‘’déchenalisé’’, reméandré, au faciès d’écoulement à nouveau lotique (rapide). Une approche paysagère, avec de réels travaux de génie écologique, permettrait par exemple de favoriser un chenal d’étiage côté place des Moines, grâce à une recharge granulométrique en rive gauche pour créer une plage.

Seuls des spécialistes du génie et de la dynamique hydraulique peuvent valider la pertinence de cette suggestion.

Il n’est cependant que de voir le succès remporté en période estivale par les plages de Cazals, Varen, ou même…. Saint Antonin, pour constater combien la population aime à s’approprier de tels espaces.

Restant à votre disposition pour toute information complémentaire qu’il vous plairait de recevoir, je vous prie de croire, Monsieur le Président, à mon sincère dévouement aux intérêts de notre village et à mes bien cordiales salutations.

 

Gérard Cassan le 20 mai 2016

11 PJ jointes à cet écrit.

 

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