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Hommage à Roger Beaumont (revue de presse)

Paru dans la Dépêche

Le chantre de Brousses nous a quittés

Roger Beaumont (source : La Dépêche)
 
Né à Paris en 1934, Roger Beaumont – hélas! il s’agit de lui – est arrivé à Brousses-les-Antibel vers la fin des années «80». Qui était-il? Comme beaucoup de jeunes gens de son âge, il «fait l’Algérie, en revient sain et sauf, se marie avec Jacqueline qui lui donne une fille. Pour nourrir sa famille, il exerce la profession de VRP. Puis les années s’accumulant, il éprouve un ras-le-bol envers «cette région parisienne d’où l’on aimerait s’échapper». C’est pourquoi, à l’approche de la retraite, son couple part à la recherche d’un lieu où vivre sereinement, loin du remue-ménage. Il découvre Saint-Antonin-Noble-Val. Il achète une vieille demeure à Brousses-les-Antibel, ce hameau sauvage si cher à Émile Pouvillon. Le couple restaure le bâtiment et en fait un havre de paix. Très vite, Roger se rapproche de la Société des amis du vieux Saint-Antonin.

Roger, qui a toujours aimé pousser la chansonnette, s’inscrit à la chorale, dirigée par Jacqueline Pourtet, puis par Mary Charles.

Il se joint aussi au groupe des randonnées pédestres dont il devient, après Jacques Billon, le responsable dévoué. C’est sous sa direction qu’est remise en état la Font-Daurada (1997), qu’est débroussaillé le pigeonnier de Nibouzou (1999), que d’autres chemins sont ouverts ou sécurisés (dont l’escalier de cristal).

Et voilà que, sur le tard de sa vie, inspiré sans doute par les sites et le bon air du causse, il s’intéresse à la poésie. Il courtise assidûment la muse et publie, avec l’aide et le concours de Michel Ferrer, deux recueils : «Évasions» (Le Capharnaüm éditeur, 2004; préface de Michel Ferrer) et «Dans l’ombre et la lumière» (Le Capharnaüm éditeur, 2010; préface d’Olivier Demazet), recueils au travers desquels on découvre un poète de l’humour. Fier de son entrée en littérature, Roger Beaumont adhère à la Compagnie des écrivains de Tarn-et-Garonne, dont il est un membre assidu. En mai 2008, Michel Ferrer lui confie l’animation des soirées Poésie en partage, qu’il vient de créer au Capharnaüm. Il s’en occupe fidèlement et avec enthousiasme durant dix ans, autant dire jusqu’à son dernier souffle.

Entre-temps, il distrait hebdomadairement, avec ses chansons préférées et ses poèmes, les pensionnaires de la maison de retraite de Saint-Antonin-Noble-Val.

Toujours membre bienfaiteur de la Société des amis du vieux Saint-Antonin, il décède à l’hôpital de Montauban, le lundi soir 6 novembre.

Saint-Antonin-Noble-Val a perdu l’un de ses plus sincères amoureux.

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