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André Vignoles nous a quitté…

André Vignole Président honoraire de la Société des amis du vieux Saint Antonin et également spécialiste de l’occitan du moyen âge, est décédé à l’âge de 93 ans.

Il ne voulait pas d’hommages mais notre Président Thierry Le Roy et Jean Spénale ont cru bon de nous soumettre chacun un texte d’adieu durant la cérémonie.

Quelques images d’André Vignoles prises et fournies par Joël Rouet :

André ViGNOLES, Obsèques 21 juin 2018

Texte de Thierry Le Roy :

André ViGNOLES (1925-2018)

André Vignoles ne voulait pas d’hommage. Il en a pourtant reçu, de son vivant, lorsque le conseil général du Tarn-et-Garonne lui a attribué une « muse de la culture», en 2006 ; et lui-même aimait à dire ce qu’il devait aux autres : je pense à Colette MARION et à Marie-Thérèse RENARDEUX, à l’aide de qui il avait transcrit les comptes consulaires médiévaux de Saint-Antonin ; ou à Georges JULIEN auquel il avait succédé comme président des Amis du vieux Saint-Antonin : il avait introduit, par un texte lu par Aline, notre journée d’hommage à son vieux complice, voici à peine deux ans.
Moins que d’autres, je ne peux aujourd’hui évoquer sa mémoire, moi qui lui ai rendu ma première visite en 2016, précisément, dans cette rue de l’Escolo Vielho (dont le nom devait lui convenir), habitée depuis 1974 et surtout sa retraite. Et un souvenir personnel fort, notre conversation tout au long du dernier déjeuner de notre association, en mars dernier, sur un projet de rééditions des articles de notre bulletin consacrés à l’histoire de Saint-Antonin.
Mais, aujourd’hui, la Société des Amis ne pouvait rester muette. Tous ceux que j’ai pu contacter, dans ces 48 heures, Jean-Louis, Joël, Loulou, Nicole, Gilles, Michel, Robert, André, Georges, Aline, Philippe,…, ont souhaité que soit dit ce que notre association doit à André VIGNOLES.
Il n’a pas seulement été notre président, pendant huit ans, et même, depuis 1999, notre président d’honneur. Pendant exactement 40 ans, il a nourri notre connaissance de Saint-Antonin, de son histoire, de sa langue, de ses racines, par ses articles dans notre bulletin. J’en ai compté 22, qui commencent et finissent par le même sujet, ce n’est pas un hasard : le vicomte-troubadour Ramon Jordan, auquel il a consacré son premier article, dans le bulletin de 1977, et, en 2017, le dernier, un compte-rendu du livre de Gilles SICARD.
C’est aussi dans le cadre de notre association qu’il a publié ses travaux fondés, après JULIEN, sur les archives municipales, les comptes consulaires des XIVe et XVe siècles que j’ai cités, transcrits du vieux latin puis traduits en français (publiés en 2002 et 2012) ; et qu’il a publié, au fil des années dans le bulletin à partir de 1985, puis regroupé en 2004 dans un ouvrage, ses travaux sur « les noms de lieux à Saint-Antonin ». ».
Et je ne peux ignorer, même si cela nous appartient moins qu’à lui, son cours d’occitan, crée et assure sans discontinuer de 1981 à 1993 ; ni toute la passion, l’érudition, et la rigueur qu’il a consacrées, toute sa vie, à la renaissance de la culture occitane de notre pays. Plus qu’il ne pensait lui-même à la fin de sa vie, cette œuvre lui survivra.
Je ne détache pas de cette démarche l’engagement qui pouvait être le sien pour la défense du patrimoine du vieux Saint-Antonin (je pense au classement à l’Inventaire de la façade du Lion d’or, ou à son « pavé dans la mare » de 1992).
C’est ce qui en fait, avec G. JULIEN pour l’histoire, la figure emblématique de notre association : celle d’un enfant du pays (ou son père, instituteur, dirigeait le cours complémentaire de l’école), qui ne voulait pas l’oublier. Nous, non plus, n’allons pas l’oublier.

TLR

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