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1739 : visite pastorale de l’Evêque de Rodez dans le secteur de Saint-Antonin

Travaillant sur l’inventaire fait en 1906 au moment de la séparation de l’église et de l’Etat, l’attention a été attirée par le travail fait par Jean-Claude Fabre pour la Société archéologique et historique du Tarn et Garonne (document trouvé sur le site de la BNF-Gallica) : la visite de l’évêque en 1739.

Le Concile de Trente imposait aux évêques de visiter leur diocèse, mais il n’entrait pas dans des détails géographiques. La durée du voyage et l’ordre de visite des paroisses étaient laissés à l’initiative des évêques qui n’avaient pas toujours un plan bien défini.

Sous l’épiscopat de Mgr Gabriel de Voyer de Paulmy (1666-1692), le diocèse de Rodez fut divisé en six zones ou voyages (…) Chaque zone formait « une sorte de triangle dont le sommet se trouvait à Rodez et dont la base marquait la limite du diocèse » (1). Les paroisses du Tarn-et-Garonne qui dépendaient du diocèse de Rodez se trouvaient dans la Basse-Marche.

Ce voyage, commenté par Jean-Pierre Fabre fait une sorte d’inventaire avant la lettre, une description des églises, des cimetières… et parfois des situations personnelles des curés, de leur entourage… et de la communauté des fidèles.  Il propose donc un contrepoint intéressant, un cadre à la fois géographique et historique ; en arrière-plan, le protestantisme et, plus proche, le jansénisme…

(…) Mgr de Saléon visita deux fois son diocèse : il commença la première visite en 1737, la deuxième en 1742. Pour 1738, il ne respecta pas toujours l’itinéraire de Mgr de Voyer de Paulmy, rentrant à Rodez après la visite de chaque district, à cause de la crise janséniste. Pour sa deuxième visite, la lutte étant moins pressante, il revint moins souvent à Rodez. C’est en 1739 qu’il se transporta pour la première fois à Saint-Antonin.

Il était accompagné de Jacques-Marie de Caritat de Condorcet, grand archidiacre et vicaire général, de ses aumôniers et officiers. À partir de Villefranche-de-Rouergue, le chanoine Sauret, curé et vicaire forain de Saint-Antonin, se joignit à lui. Le vendredi 10 avril 1739, le cortège partit de Villefranche.

A l’entrée de la juridiction de Saint-Antonin, les consuls de la ville vinrent complimenter l’évêque. Le premier consul l’attendait à la porte de la ville et le prieur mage à celle du monastère pour les salutations d’usage. À peine installé, Saléon reçut les vœux des gens de la judicature, ainsi que des pères capucins, cordeliers et carmes. Dès le lendemain, les visites commencèrent.(…)

Téléchargez le document pdf en cliquant sur le lien : http://wp.me/a7Lf2q-M2

 

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